Bilans de campagne : dernières parutions
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
Une campagne marquée par la concurrence du raisin italien et par les aléas de qualité
La campagne de commercialisation du Sud-Est débute avec une dizaine de jours d’avance sur la précédente dans un marché encore largement occupé par les fruits d’été. Dès la rentrée scolaire, la forte présence du raisin italien à bas prix pèse sur les transactions. La commercialisation s’avère laborieuse et les cours demeurent sous pression tarifaire quasiment jusqu’à la fin de la campagne. Les producteurs recourent alors au stockage frigorifique de longue durée afin de réguler le marché du frais. Au sortir des entrepôts réfrigérés, la vente de ces raisins ne produit pas les hausses tarifaires attendues et de nombreux lots doivent être triés et ciselés, générant pertes et surcoûts. Pour autant, bien qu’inférieurs à ceux de la saison 2024, les cours sont supérieurs à la moyenne quinquennale olympique pour l’ensemble des variétés : de 6,5 % en Muscat de Hambourg et de 14,3 % en Alphonse Lavallée.
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
Une campagne mitigée avec une production en hausse et des prix de vente en baisse
La France se distingue des autres principaux pays européens par une hausse de la production en 2025. Les ventes sont fluides et soutenues par les fortes chaleurs de juin propices à la consommation. À l’approche du pic de production, les actions promotionnelles de la « Quinzaine de l’abricot » dynamisent les transactions. Malgré tout, l’abondance exceptionnelle de l’offre en juillet entraîne une chute des prix. Le reste de la campagne nuance ce phénomène avec un commerce fluide et une bonne demande, tout particulièrement à l’exportation. Le fruit est de bonne qualité durant cette saison, avec un
Auteur : RNM - Centre d'Angers-Tours
Le déséquilibre de la production désorganise la mise en marché
La variabilité de la production, causée par des alternances entre hautes températures et météo maussade, perturbe les estimations de l’offre et inévitablement la mise en marché. Conjointement, la filière amont et la grande distribution initient des programmes promotionnels. Cependant, cela ne suffit pas toujours à maintenir l’équilibre commercial, comme en septembre où l’offre reste conséquente (crise conjoncturelle).
Auteur : RNM - Centre de Bordeaux
Une demande soutenue et un marché d’arrière-saison dynamique
La production nationale se maintient en contexte de canicules répétitives. Elle est estimée, en frais, à 3 300 tonnes. Toujours déficitaire, elle représente 15 % de la demande française. En Rhône-Alpes, les volumes sont en baisse, avec 2 605 tonnes et 13,5 t/ha de rendement. L’Alsace écourte sa campagne de deux semaines. La production est stable en Nouvelle-Aquitaine. (sources AOPn framboise et Agreste)
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
Volatilité des marchés et contraintes structurelles
La campagne nationale de la tomate 2025 se déroule dans un contexte à la fois contrasté et exigeant pour la filière. Elle est marquée par une légère contraction des surfaces implantées, une production globalement proche de sa moyenne quinquennale et des échanges extérieurs toujours déficitaires. L’année met en lumière la forte sensibilité du marché aux aléas météorologiques, à la structuration des débouchés et à la concurrence des produits importés. La campagne alterne ainsi des phases de marché relativement porteur, notamment en début d’été, et des périodes de tension marquées par des excédents d’offre, des crises conjoncturelles répétées et une dégradation des valorisations en fin de saison. Les conditions météorologiques, successivement défavorables par excès de fraîcheur et de couverture nuageuse, puis pénalisantes par des épisodes caniculaires, jouent un rôle déterminant dans la dynamique de production, les rendements et la consommation, accentuant la volatilité des cours et la fragilité de l’équilibre offre-demande.
Auteur : RNM - Centre de Brest
Un calendrier de récolte décalé par les températures très estivales du mois de juin
L’année 2025 est marquée par une avance en apports de production au cours du mois de juin, en raison du temps particulièrement chaud qui stimule les rendements. Le coeur de campagne s’étend alors sur une durée plus réduite qu’en 2024, pour se terminer en septembre. Les surfaces cultivées ainsi que les volumes commercialisés s’inscrivent dans la tendance baissière des années passées. En valorisation, les cours sont moins rémunérateurs et la présence de l’artichaut dans les magasins est en recul par rapport à la précédente campagne, symptôme de son manque de consommation.
Auteur : RNM - Centre de Angers-Tours
Une campagne très concurrencée
Après un démarrage tardif fin mars, la douceur printanière accélère le développement des productions ligériennes, saturant un marché concurrencé par les derniers lots en provenance du bassin méditerranéen à des niveaux de prix agressifs. Par la suite, avec la persistance d’une météorologie exceptionnellement propice au développement des cultures, l’offre hexagonale est abondante, exacerbant une concurrence interbassins. Parallèlement, la demande se rétracte : les jardins familiaux assurent une part non négligeable de la consommation des zones rurales et périurbaines. Au coeur de l’été, une légère embellie se dessine. Des chaleurs caniculaires et une sécheresse allègent les disponibilités hexagonales, et les récoltes des jardins familiaux sont en recul à cette période. Cette situation s’inverse rapidement dès la fin août, malgré la reprise des collectivités scolaires, en raison d’une production qui retrouve du volume et d’une arrivée précoce des régions méditerranéennes.
Les salades d'hiver en 2024-2025
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
De prix bas à prix élevés : une campagne très contrastée
La campagne commence début novembre avec des échanges commerciaux perturbés par les mouvements sociaux du monde agricole (accords UE - Mercosur), des grammages limités, une demande réservée et, en conséquence, des cours très décevants. Le commerce retrouve un certain dynamisme seulement à l’approche des fêtes de fin d’année. Les problèmes de qualité liés à la météo freinent l’offre et le marché se rééquilibre. Même si la consommation n’est pas particulièrement active, elle devient supérieure à la production, à tel point que les opérateurs sont amenés à limiter les ventes pour servir tous leurs clients. Cette situation va en s’accentuant, avec pour conséquence des cours élevés en fin de campagne.
Auteur : RNM - Centre d'Angers-Tours
Une campagne décevante sur fond de crise conjoncturelle
La première partie de saison profite de températures estivales très favorables au commerce. À la mi-juillet, les conditions météorologiques fraîches et les pluies inversent la tendance. Le marché peine ensuite à retrouver sa vigueur. Deux crises conjoncturelles se succèdent sur la seconde partie de campagne.
L'asperge au stade détail en 2025
Auteur : RNM - Centre de Montreuil
Résultats de l'enquête spécifique effectuée en semaine 16 du 14 au 20 avril 2025
Chaque semaine, le Réseau des Nouvelles des Marchés réalise une enquête au stade détail dans un panel de 151 magasins représentatifs de la grande distribution française. L’asperge figure parmi les produits enquêtés. En 2025, des informations spécifiques complémentaires ont été relevées dans ce panel* en semaine 16, du 14 au 20 avril. Une enquête du même type avait déjà été réalisée certaines années passées, dont la précédente en 2023. Lors de cette enquête, les prix de toutes les références présentes sur les étalages ont été collectés en fonction du mode de culture, de la variété, de l’origine, du calibre et de l’emballage : au total, 402 relevés ont été effectués dans 141 magasins.
Auteur : RNM - Centre d'Agen
Des prix fermes et des rendements limités
La campagne de carotte primeur 2025 débute en douceur fin mai. Les stocks importants de carottes de conservation françaises et ibériques pèsent sur les prix. Les conditions météorologiques très humides fin 2024 et début 2025, puis les épisodes caniculaires de l’été perturbent le bon développement des cultures. Les rendements sont faibles et n’atteignent pas les prévisions des opérateurs. Les difficultés sanitaires nécessitent un travail de tri important. Le produit final est cependant de qualité. Les exportations sont en diminution par rapport à la campagne précédente. Globalement, les cours sont d’un niveau correct, bien qu’inférieurs à ceux des deux dernières années.
La fraise de printemps en 2025
Auteur : RNM - Centre d' Agen
Une campagne correcte
La saison débute en mars dans le Sud-Ouest et en Bretagne, sous de bonnes conditions météo. Le bassin Sud-Est arrive plus tardivement, vers la dernière décade du mois, à cause d’un temps particulièrement couvert. En avril, les volumes augmentent fortement, notamment en Gariguette, ce qui entraîne une pression passagère sur les prix. Les bassins Centre-Ouest et Grand-Est entrent en commercialisation. Partout, les rendements sont satisfaisants et le marché est bien rythmé. Le positionnement des fêtes pascales dynamise les ventes avec une demande soutenue. En mai, la campagne connaît un creux de production très marqué. Volumes limités, qualité hétérogène et conditions orageuses compliquent le commerce. Enfin, en juin, la chaleur fragilise les variétés longues remontantes. Les rondes gardent un certain dynamisme malgré la concurrence croissante d’autres fruits.
Auteur : RNM - Centre de Lyon
Une offre commercialisée en hausse mais une installation précoce de la drosophile
La production française de cerises ne progresse que légèrement par rapport à 2024, mais l’offre commercialisée est en forte augmentation. Certains secteurs, tels les Monts du Lyonnais, sont en effet majoritairement épargnés par les incidents météorologiques. Le bassin Sud-Ouest reste lui confronté à différents épisodes orageux sévères, qui altèrent la qualité d’une récolte en nette hausse (+13 % sur un an - source Agreste, juillet 2025). Les récoltes satisfaisantes sur l’ensemble des principaux bassins de production influencent le niveau des cours, nettement inférieurs à ceux de 2024. En Alsace, l’offre limitée garantit des prix stables et soutenus. Sous l’effet de températures très chaudes et d’épisodes pluvieux réguliers, la mouche Drosophila suzukii s’installe précocement dans les vergers et accélère souvent la fin de campagne.
Auteur : RNM - Centres d'Angers-Tours, d'Avignon et de Toulouse
Une baisse de production contenue
Alors que les stocks issus de la campagne précédente demeurent conséquents au 1er juillet 2024, la récolte européenne pour 2024-2025 devrait une nouvelle fois diminuer. La production française est relativement stable et se maintient à la troisième place en Europe. Sur le marché intérieur, les cours s’établissent à des niveaux satisfaisants tout au long de la saison.
L'échalote traditionnelle en 2024-2025
Auteur : RNM - Centre de Brest
Des cours d’une fermeté exceptionnelle
Le millésime 2024 de l’échalote traditionnelle laissera un meilleur souvenir aux acteurs de la filière, qui ont connu récemment des campagnes moins fournies ou moins rémunératrices. Malgré des pertes en conservation, les cours restent fermes et bien orientés, ce qui n’exclut pas certaines difficultés aux différents stades de commercialisation, affectés par une ambiance particulièrement morose.
Auteur : RNM - Centre de Brest
Une production décalée avec des cours moins porteurs
En l’absence d’évènement météorologique majeur, la campagne 2024-2025 ramène la production globale de choux-fleurs à des volumes plus ordinaires. Elle se distingue par une forte irrégularité des apports et, ponctuellement, par une concurrence des bassins de l’Europe du Sud plus marquée sur les marchés allemand et britannique. Le manque de dynamisme de la demande hexagonale pèse également sur les cours, toujours fermes, mais moins rémunérateurs qu’en 2023-2024.
Auteur : RNM - Centre d'Agen
Moins de kiwi Hayward mais bien valorisé
La campagne de commercialisation 2024-2025 du kiwi français est marquée par une baisse de la production de la variété Hayward et des cours en hausse par rapport à l’année précédente. Les pluies abondantes de l’automne 2023 au printemps 2024 pénalisent la floraison. Le manque de froid retarde la récolte. Les petits calibres sont peu nombreux et bien valorisés. Des concessions tarifaires sont ponctuellement nécessaires pour écouler les gros calibres. La demande en kiwi français est portée par la grande distribution, beaucoup moins par les grossistes. La campagne de commercialisation s’achève rapidement cette année, à cause de la faiblesse de la production.
La pomme de terre de conservation en 2024-2025
Auteur : RNM - Centre de Lille
Une campagne entre opportunités et incertitudes
La campagne 2024 de pommes de terre de conservation connaît une hausse des surfaces cultivées, atteignant 178 900 ha selon Agreste. La France enregistre la plus forte progression de rendement parmi les pays du NEPG. Malgré sa technicité, la production continue de croître, attirant de nouveaux agriculteurs, issus d’autres cultures de printemps de moindre valeur ajoutée. La filière poursuit son développement, mais des défis sociétaux, géopolitiques, concurrentiels et climatiques pèsent sur ce marché mondialisé. La seconde partie de campagne en souffre particulièrement. Pour garantir sa pérennité, la filière doit veiller à la bonne rémunération des exploitants agricoles, à la maîtrise des ressources, dont celle de l’eau et des coûts de production. Elle doit aussi préserver l’équilibre entre le développement des débouchés industriels, le marché du frais et l’exportation.
Auteur : RNM - Centre de Lille
Une campagne globalement satisfaisante
Aux champs, les producteurs connaissent enfin une année plus régulière, avec des précipitations suffisantes pour la culture. Grâce aux pluies abondantes, la quantité et la qualité sont au rendez-vous de la récolte 2024. Côté commerce, l’endive se valorise très bien en début de saison, en raison des faibles disponibilités. Le marché de l’hiver est calme mais équilibré, avec des niveaux de prix corrects et une qualité satisfaisante de la production. La fin de campagne est bien plus compliquée à gérer pour la filière, qui ne peut contenir la chute des cours.
Auteur : RNM - Centre d'Angers
Une campagne éprouvante
Après deux saisons aux revenus plus élevés, la campagne 2024-2025 s’ouvre sur des prix en repli et une demande en demi-teinte. Les conditions météorologiques sont en effet particulièrement défavorables pour une large zone de production. La campagne est marquée par une humidité constante, du printemps 2024 jusqu’à mars 2025. Pour une grande partie des opérateurs, les rendements sont inférieurs aux années précédentes et la qualité globalement médiocre.




