Bilans de campagne : dernières parutions
Auteur : RNM - Centre de Brest
Entre crise et soutien de l’exportation
La campagne 2025-2026 est marquée par une série de crises conjoncturelles dès l’automne, et par des cours anormalement bas durant l’hiver. La douceur des températures freine la consommation française. En revanche, en seconde partie de campagne, les exportateurs profitent d’une pénurie de marchandises sur le marché européen.
Auteur : RNM - Centres d'Angers-Tours, d'Avignon et de Toulouse
Une campagne longue et difficile
Sur le plan national, la consommation reste modérée tout au long de la saison. Parallèlement, les exportations, bien que dynamiques, subissent des perturbations en raison des tensions entre l’Iran et les États-Unis. Dans ce contexte économique, le secteur de la transformation est également affecté.
Auteur : RNM - Centre d'Angers
Une campagne commerciale morose malgré des récoltes prometteuses
Bien que la saison soit marquée par une récolte de qualité et des rendements élevés, la demande auprès des grossistes reste mesurée. Les prix, soumis à une forte pression concurrentielle, demeurent stables et bas tout au long de la saison, sans réelle progression. En grande distribution, leur évolution est plus contrastée, essentiellement sous l’influence des opérations promotionnelles. Si les volumes vendus atteignent les objectifs fixés, les niveaux de prix s’avèrent décevants : ils stagnent et se situent en dessous des attentes initiales.
Auteur : RNM - Centre d'Agen
Des cours à un bon niveau, qui évoluent peu
La production 2025 de kiwi Hayward français progresse par rapport à 2024. Cependant, le printemps humide puis les températures élevées de l’été 2025 pénalisent le développement des fruits. La récolte se déroule de fin octobre à début novembre. Les fruits sont plus petits cette année et l’autorisation de commercialisation des calibres 49 (60 à 65 g)permet de les valoriser. Les cours sont élevés en début de saison. Par la suite, ils varient peu, sans revalorisation marquée en fin de campagne. Les ventes se prolongent jusqu’à début mai. La qualité est présente, et le stockage se passe dans de bonnes conditions.
L'échalote traditionnelle en 2025-2026
Auteur : RNM - Centre de Brest
Une campagne calamiteuse
Malgré la baisse des superficies plantées, la récolte 2025 est plus abondante en raison de rendements élevés. L’offre bretonne est confrontée dès l’automne à une ambiance commerciale très morose, sur un marché chargé de lots issus de semis : les cours restent anormalement bas en 2026, avec des stocks invendus à l’heure de la récolte du nouveau millésime. Pour beaucoup d’opérateurs, le bilan pour la filière est jugé catastrophique, alors que des démarches de labellisation sont engagées pour valoriser l’échalote traditionnelle bretonne face aux produits concurrents.
La pomme de terre de conservation en 2025-2026
Auteur : RNM - Centre de Lille
Entre surproduction et défis structurels
En 2025, le marché de la pomme de terre est confronté à une offre excédentaire et un engorgement des débouchés. Ainsi, la production atteint un niveau record avec plus de 8 millions de tonnes. Elle est portée par une forte augmentation des surfaces pour la deuxième année consécutive, avec 192 000 ha (source SAA données provisoires). Toutefois, après deux campagnes favorables sur les marchés, la filière fait face à un repli de la demande (notamment à l’exportation), une parité euro-dollar moins avantageuse et une concurrence internationale accrue. Ce contexte se traduit par une situation de suroffre et une baisse des prix. Les industriels réduisent leurs engagements contractuels.
Auteur : RNM - Centre de Lille
Une campagne équilibrée
Grâce à une abondance de racines de l’ancienne à la nouvelle saison, la production d’endives en 2025-2026 trouve un équilibre, avec de beaux volumes commercialisés de manière régulière tout au long de la campagne. Sur le marché intérieur, les cours présentent une relative stabilité.
Auteur : RNM - Centre de Toulouse
Évolution des disponibilités et maintien des équilibres de marché
La campagne débute mi-juillet, avec des volumes limités en ail blanc, mais surtout en ail rose, pénalisé par des conditions météorologiques défavorables. Elle se déroule dans un contexte globalement stable. L’ail violet bénéficie d’une demande soutenue dès le début. Durant l’été, l’offre progresse, facilitant les échanges, avant de fléchir à l’automne. La baisse des disponibilités s’accentue ensuite, touchant particulièrement les aulx violet et rose, tandis que l’ail blanc reste plus présent, notamment en grande distribution. L’activité commerciale d’ensemble demeure calme, dominée par les GMS, avec des pics ponctuels en été et en fin d’année. Les prix, d’abord stables, sont ensuite soutenus par la raréfaction des volumes, surtout pour les produits sous SIQO. En fin de campagne, la diminution des stocks entraîne un recours aux importations et un ralentissement des échanges.
Auteur : RNM - Centre de Brest
Une campagne calamiteuse marquée par des aléas
La campagne 2025-2026 du poireau se déroule dans une ambiance de marché difficile, fortement influencée par des conditions météorologiques souvent défavorables à la consommation. Offre abondante, demande modérée et concurrence entre bassins de production français et européens… les cours subissent une pression persistante. Ils connaissent quelques redressements, grâce à des températures hivernales passagères ou à la baisse des disponibilités (forte pluviométrie ayant perturbé les arrachages). Le marché du poireau évolue néanmoins dans un contexte peu dynamique avec des cours, souvent bas, voire inférieurs à la moyenne quinquennale. Ces niveaux de prix ne permettent pas de compenser l’augmentation des charges (main d’oeuvre, carburants, intrants, semences et plants). Certains producteurs s’inquiètent de la pérennité de leurs exploitations.
Auteur : RNM - Centre d'Angers-Tours
Une dynamique de production maintenue
Pour cette campagne, la production de poire française affiche une nouvelle hausse et progresse de 13 % par rapport à la moyenne quinquennale, tandis que la production européenne se stabilise autour de 1,7 million de tonnes. La filière française se hisse à la cinquième place du classement des pays européens producteurs de poire.
Auteur : RNM - Centre de Lyon
Une production en-deçà de la moyenne quinquennale, des petits calibres dominants et des cours soutenus
La production nationale enregistre une augmentation de 28 % par rapport à l’an passé. La hausse est essentiellement concentrée dans le Sud-Ouest, après une année 2024 marquée par une succession d’aléas météorologiques. Les volumes sont assez stables dans le Sud-Est. Malgré tout, la récolte française totale reste inférieure à la moyenne quinquennale. Les noix sont de petites tailles dans les deux bassins de production. Les calibres prisés à l’international sont déficitaires et les ventes à l’exportation enregistrent donc une baisse. Grâce à la qualité exceptionnelle des cerneaux, les opérateurs peuvent miser sur une gestion des transactions dans la durée, basée sur des cours soutenus.
Auteur : RNM - Centre de Toulouse
Marché contrasté, entre demande soutenue de la grande distribution et cours légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente
La commercialisation des prunes est soutenue par une demande régulière de la part de la grande distribution, mais reste perturbée par une météo capricieuse tout au long de l’été. Les disponibilités importantes, face à une consommation limitée, ne permettent pas une reprise dynamique de l’activité notamment vers les marchés de gros. La situation est accentuée par des problèmes qualitatifs sur certains lots de Reine-Claude et de TC Sun. À mesure que les volumes se réduisent, les cours se revalorisent, offrant une perspective plus favorable en fin de campagne.
La truffe Tuber melanosporum en 2025-2026
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
Une campagne contrastée entre qualité et prudence
La campagne 2025-2026 s’inscrit dans un environnement contraint, marqué par une offre structurellement limitée, une forte hétérogénéité qualitative en début de saison et une demande constamment prudente. Si la qualité s’améliore nettement à partir de décembre et atteint un niveau satisfaisant en coeur d’hiver, la dynamique commerciale demeure fragile. La segmentation du marché, la pression concurrentielle ibérique et un contexte économique incertain pèsent durablement sur les échanges, conduisant à une fin de campagne atone et à l’impossibilité d’établir des cotations lors des dernières séances.
La clémentine corse en 2025-2026
Auteur : RNM - Centre d' Avignon
Une campagne fluide, entre régularité commerciale et fermeté des cours
La campagne 2025-2026 de la clémentine corse s’inscrit dans un environnement commercial globalement favorable. Sous l’effet de l’alternance, la production s’avère en net recul, estimée, selon Agreste, à 36 000 tonnes contre les exceptionnelles 46 000 tonnes de la saison précédente (-20 %). Dans ces conditions, l’offre et la demande s’équilibrent. Le commerce est alors fluide et régulé.
Auteur : RNM - Centre de Lyon
Plus de variétés précoces, moins de tardives, et des cours en baisse cette année
La campagne se caractérise par une abondance des variétés précoces hybrides, entraînant une forte hausse de la production nationale. Celle-ci est particulièrement marquée dans le bassin Sud-Ouest (+80 %), après une année 2024 largement déficitaire. La profusion de châtaignes précoces à l’échelle nationale, mais aussi européenne, induit une mise en marché laborieuse et des prix en baisse. Les variétés traditionnelles connaissent, elles, une récolte moindre avec notamment des petits calibres, pas toujours ramassés. La commercialisation est alors facilitée par la quantité limitée du produit et sa bonne qualité. La campagne se termine précocement. Les cours de la saison sont particulièrement faibles dans le bassin Sud-Ouest.
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
Une campagne marquée par la concurrence du raisin italien et par les aléas de qualité
La campagne de commercialisation du Sud-Est débute avec une dizaine de jours d’avance sur la précédente dans un marché encore largement occupé par les fruits d’été. Dès la rentrée scolaire, la forte présence du raisin italien à bas prix pèse sur les transactions. La commercialisation s’avère laborieuse et les cours demeurent sous pression tarifaire quasiment jusqu’à la fin de la campagne. Les producteurs recourent alors au stockage frigorifique de longue durée afin de réguler le marché du frais. Au sortir des entrepôts réfrigérés, la vente de ces raisins ne produit pas les hausses tarifaires attendues et de nombreux lots doivent être triés et ciselés, générant pertes et surcoûts. Pour autant, bien qu’inférieurs à ceux de la saison 2024, les cours sont supérieurs à la moyenne quinquennale olympique pour l’ensemble des variétés : de 6,5 % en Muscat de Hambourg et de 14,3 % en Alphonse Lavallée.
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
Une campagne mitigée avec une production en hausse et des prix de vente en baisse
La France se distingue des autres principaux pays européens par une hausse de la production en 2025. Les ventes sont fluides et soutenues par les fortes chaleurs de juin propices à la consommation. À l’approche du pic de production, les actions promotionnelles de la « Quinzaine de l’abricot » dynamisent les transactions. Malgré tout, l’abondance exceptionnelle de l’offre en juillet entraîne une chute des prix. Le reste de la campagne nuance ce phénomène avec un commerce fluide et une bonne demande, tout particulièrement à l’exportation. Le fruit est de bonne qualité durant cette saison, avec un
Auteur : RNM - Centre d'Angers-Tours
Le déséquilibre de la production désorganise la mise en marché
La variabilité de la production, causée par des alternances entre hautes températures et météo maussade, perturbe les estimations de l’offre et inévitablement la mise en marché. Conjointement, la filière amont et la grande distribution initient des programmes promotionnels. Cependant, cela ne suffit pas toujours à maintenir l’équilibre commercial, comme en septembre où l’offre reste conséquente (crise conjoncturelle).
Auteur : RNM - Centre de Bordeaux
Une demande soutenue et un marché d’arrière-saison dynamique
La production nationale se maintient en contexte de canicules répétitives. Elle est estimée, en frais, à 3 300 tonnes. Toujours déficitaire, elle représente 15 % de la demande française. En Rhône-Alpes, les volumes sont en baisse, avec 2 605 tonnes et 13,5 t/ha de rendement. L’Alsace écourte sa campagne de deux semaines. La production est stable en Nouvelle-Aquitaine. (sources AOPn framboise et Agreste)
Auteur : RNM - Centre d'Avignon
Volatilité des marchés et contraintes structurelles
La campagne nationale de la tomate 2025 se déroule dans un contexte à la fois contrasté et exigeant pour la filière. Elle est marquée par une légère contraction des surfaces implantées, une production globalement proche de sa moyenne quinquennale et des échanges extérieurs toujours déficitaires. L’année met en lumière la forte sensibilité du marché aux aléas météorologiques, à la structuration des débouchés et à la concurrence des produits importés. La campagne alterne ainsi des phases de marché relativement porteur, notamment en début d’été, et des périodes de tension marquées par des excédents d’offre, des crises conjoncturelles répétées et une dégradation des valorisations en fin de saison. Les conditions météorologiques, successivement défavorables par excès de fraîcheur et de couverture nuageuse, puis pénalisantes par des épisodes caniculaires, jouent un rôle déterminant dans la dynamique de production, les rendements et la consommation, accentuant la volatilité des cours et la fragilité de l’équilibre offre-demande.




